Ilan Derhy

Ilan est un skateur et artiste de 19 ans qui vit à Sète. Sur le point de partir étudier à Barcelone, c’est un dessinateur et peintre des plus productifs et dynamiques. 

Est ce que tu peux te présenter brièvement ?

Je suis un jeune qui baigne dans la culture urbaine et dans l’art depuis tout petit. C’est mes parents qui m’ont transmis la peinture. J’ai toujours crée des histoires, à ma manière, sans même savoir dessiner. En arrivant à la Fac j’ai davantage développé mon style. J’ai toujours voulu être différent. Je dessine, je peins et j’aime de plus en plus faire des logos et du graphisme. Cela fait deux ans que je skate, avant je faisais du roller. Quand je suis arrivé à Sète, j’aller rouler au skatepark et j’ai été attiré par la communauté du skate, qui me paraissait être cool et originale.

Tu as aussi monté ta marque de vêtements, Broke Skateboard, peux tu nous en dire un peu plus sur sa genèse ?

À la base, c’était un groupe de potes qui voulait faire des T-shirts, puis ça m’a poussé à créer, comme un prétexte. Je ne gagne pas ma vie avec ça et ce n’est pas le but – j’aime juste voir les gens les porter. 

Et la Peinture ? 

La peinture c’est un besoin, c’est thérapeutique : je peins tout le temps, j’ai toujours une toile en cours. En général, je dessine sur un carnet une ébauche puis je la mets en couleur sur tablette et ensuite je la peins sur une toile. À la fin cela ne ressemble jamais vraiment ce que j’avais commencé, car je travaille beaucoup à l’instinct, c’est le geste qui me guide. 

Qu’est ce que tu ressens quand tu es sur la planche ? 

Le skate c’est la liberté. Quand tu roule entre les gens dans la rue, tu t’en fous de tout : tu peux tomber, tout lâcher. Oui c’est ça : c’est le lâcher prise. J’aime aller vite, penser à rien et faire du bruit avec les potes.

Quels liens forts vois-tu entre ta pratique artistique et le skate ?

Le skate comme l’art me permet de m’exprimer. Je crée une bulle où la sensation se crée avant la réflexion. Quand je skate ou que je dessine, je ne pense à rien d’autre. Un autre point commun est l’intérêt pour l’esthétique, l’attitude et le geste. Le skate est une recherche gestuelle, notamment de geste fluide. Quand je peins à l’aquarelle cela me rappelle la sensation que j’ai quand je roule sur les courbes du skatepark. Finalement, pour moi le skate c’est de l’art, et aussi un sport : c’est un style de vie. 

Cette page a été proposé par The French American Center à l’occasion des ses 30 ans pour l’événement exposition ‘Skate In the Moment

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